Ce billet, chers lecteurs, est plus saisonnier que jamais…Je vous épargnerais les nouveaux chants religieux de Noël appris par ma fille à l’école St Pierre (je ne tiendrais pas jusqu’au bac, c’est trop éprouvant pour ma santé mentale) , non, je vais vous parler fête de Noël… gustative.
En effet, j’ai lu ici et là que certains, à l’approche des fêtes, étaient touchés par une poussée de schizophrénie . Ces p’tits chéris, émerveillés par l’oiseau dans son nid à l’approche du printemps, deviendraient de monstrueux dévoreurs de volatiles dès la fin décembre…il est vrai que ça va sérieusement bouchonner au paradis des dindes dans la nuit du 24 au 25. Mais déjà depuis un moment, la circulation n’est plus vraiment fluide au paradis des oies, croyantes ou pas, on en voudrait à leur foi(e).
Et en effet, moi aussi, en passant devant les spécialités du sud-ouest, (en bloc entier) il m’arrive d’avoir des flash-back de reportages sur le gavage des oies…à vous rendre végétarien mon boucher du BD Lafayette. Cepandant en ce qui me concerne le flash repart comme il est venu (c’est le principe du flash) et le foie gras translatedans le caba ! Emballez c’est pesé !
J’ai toutefois, pour ceux qui auraient des flashs persistants (ça s’appelle des regrets) quelques trucs qui mettent à l’aise avec la ripaille de Noël :
Pour les bouddhistes: M’est avis qu’avec le plaisir donné aux gens, les oies qui ont sacrifié leur foie sur l’autel de la gourmandise humaine vont marquer tellement de points, qu’elles feront claquer les scores de leurs chakras… je ne serais pas étonnée qu’elles se réincarnent en gagnant du loto, voire en Miss Midi-Pyrénées 2011…
Pour les scientifiques : Se nourrir de légumes et laisser les oies tranquilles …? Il est tout à fait subjectif de donner plus de valeur au sacrifice animal plutôt qu’au sacrifice d’un végétal. Tous deux sont composés de cellules, respirent, grandissent, se reproduisent et meurent. La souffrance ? Oui, en effet, nous ne sommes pas équipés pour entendre le hurlement du radis 20 mn avant l’apéro…Mais il est prouvé que les végétaux réagissent a l’agression. Certains comme le Albizzia julibrissin émettent des effluves chimiques quand les antilopes commencent à les grignoter, ce signale prévient les autres Albizzia julibrissinqui se mettent à produire des substances toxiques pour les antilopes..Ahaaa…malin non ?! Donc, devenir végétarien, à mon sens, c’est une forme de mépris de la vie végétale si on y regarde bien …!
Pour les écolos : je suis pas certaine que le bilan carbone du foie-gras « Origine Sud Ouest », soit moins bon que le bilan carbone d’une salade de fruits « Origine Tropiques »…?!
Pour les gourmands : c’est tellement bon, y a rien à ajouter…
Voilà donc quelques pistes d’absolue mauvaise… foi(e) .En attendant la prochaine crise de schizophrénie de mon amie Lanocciola, je pense mettre en place d’ici le 24 , un n°vert de lutte contre les « Flash anti foie gras » à moins de me donner corps et âme dans la protection du radis…?!