Idée reçue n°4 : Allaiter ne présente aucun risque pour le papa…
Et une fois encore, c’est Love, prêt à tout pour faire avancer ma réflexion sur l’allaitement qui, au mépris du danger, fait voler en éclat cette idée reçue :
Vers 03H du mat, pleurs du petit dernier qui se remet d’une poussée dentaire carabinée (Monsieur à l’incisive…incisive !). Ignorant tous les syndromes masculins empêchant potentiellement un papa de se lever en telle circonstance, je tente un implorant : “Love…tu vas voir ?”, comme je l’ai souvent fait pendant l’allaitement, lors de fringales nocturnes des petits…
Et là, c’est tout un processus, que dis-je, une chorégraphie qui s’est mise en place chez Love : ouverture des yeux, jeté de couette, amorce d’une posture verticale et là c’est le drame. Les pieds à peine posés au sol, Love s’est mis à tournoyer sur lui même, ébauchant un triple-lutz-piqué-orteil-retourné, enchaîné avec un double-menton-rapé…sur le parquet.
Le pauvre Love venait de subir une paresthésies distale bilatérale… Concrèquetement : il avait des fourmis dans les jambes. Un levé précipité, et hop c’est la figure libre assurée !
Fréquent lorsqu’on part d’une chambre à l’autre, pas bien réveillé (pour mettre un enfant au sein de sa mère par exemple ! ), la paresthésies distale bilatérale présente LE principal risque paternel associé à l’allaitement.
Aussi, afin de prévenir tout rique de fracture ( “aïaïaï rigole pas je suis sûr que j’ai le bras quasiment cassé là !!” ) ne lésinez pas Mesdames sur la carpette moltonnée, et le pyjama en pilou renforcé.
Bonnes nuits à tous !